Chantal

femme
expert approvisionnement
esthéticienne

Avant le CIF j’étais expert approvisionnement dans une grande enseigne. Je m’occupais de la gestion des stocks, des commandes. J’avais une grande envie de changement, l’impression qu’il fallait que je fasse quelque chose d’autre et surtout un métier qui me plaise vraiment. J’avais besoin, dans mon activité professionnelle, d’avoir un échange avec les personnes, un relationnel que je n’avais plus finalement.

Ce métier d’esthéticienne, j’y pensais depuis très longtemps ; mais il n’est pas facile de se remettre en question. Un jour c’est devenu comme une évidence : la routine d’un travail qui ne m’apportait aucun enrichissement autant sur le plan personnel que professionnel, m’a permise de sauter le pas et d’entreprendre des démarches en vue de faire une formation.

J’ai donc fait un CAP esthétique en 1 an à l’école Françoise Morice. J’ai aussi fait en plus au sein de cette école des formations en modelage californien, amincissement et pierres chaudes. J’ai ensuite voulu me perfectionner en faisant de ma propre initiative des formations en modelage ayurvédique et japonais.

Cela ne s’est pas fait du jour au lendemain. J’ai eu dans un premier temps une réunion d’information sur l’Antenne de Venelles, le conseiller est ainsi devenu mon référent dans le cadre d’un dispositif appelé « Sécuricif ». L’idée était d’accompagner dans le temps, les salariés qui comme moi voulaient se reconvertir. Sur son conseil j’ai fait un bilan de compétences qui m’a conforté dans ma décision de faire ce CAP. Puis ma demande d’accompagnement a été acceptée. Cela a pris 1an et demi avant de pouvoir faire ma formation. Pendant cette période, nous avons eu un échange constant et il m’a soutenu.

Une fois la formation acceptée, j’ai eu un suivi, des réunions d’informations, et la possibilité de faire des modules de formations complémentaires. Toujours sur les recommandations du conseiller en mobilité professionnelle, j’ai demandé le financement d’un accompagnement à la création d’Entreprise. Celui ci est vraiment complémentaire et m’aide dans mes démarches administratives et ma gestion.

Aujourd’hui, après négociation avec mon employeur, j’ai repris à mi-temps  sur mon ancien poste et je me suis déclarée en auto entrepreneur en tant « qu’esthéticienne et bien-être ». Je pense que cela est un bon compromis car il faut aussi vivre avec la réalité du marché et s’assurer d’un fixe tant que l’affaire ne tourne pas régulièrement. Je développe donc à ce jour ma clientèle et je travaille avec des centres socioculturels, ce qui est très enrichissant. Mais il faut savoir que se déclarer en auto entrepreneur  n’est pas anodin et qu’il y a à ce jour de nombreux pièges.

Il est important de savoir qu’il faut une très grande part d’investissement de soi quand on fait un projet de création d’activité. Il faut sans cesse chercher la nouveauté qui fera la différence, provoquer les choses, aller au devant des situations. J'ai démarché les centres socioculturels, les comités d’entreprises, j’ai mis en ligne un site, je me suis faite référencer sur Smart box, Je démarche aussi les maisons de retraite et les instituts.