Régis

homme
saisonnier et peintre
chocolatier

J’étais travailleur saisonnier : l’hiver je travaillais comme agent d’exploitation des remontées mécaniques dans une grande station de ski des Alpes du Sud. Mon emploi était assuré d’une saison à l’autre. L’été, j’étais peintre en bâtiment, mais parfois entre deux saisons, j’avais de longues périodes de chômage. J'ai eu un problème de santé qui m'a forcé à lever le pied, mais aussi et surtout, je ne supportais plus de travailler dans un métier que je n’aimais pas. Je n’ai pas « choisi » d’être peintre en bâtiment, cela s’est imposé  à moi. En tant que fils d’un gérant d’une entreprise de peinture, j’ai travaillé très jeune dans ce domaine. A cette époque cela me convenait, j’enchaînais mes activités hiver-été, je ne pensais pas à changer cette situation.

J’ai travaillé comme ça pendant 20 années. Mais à l’approche de la quarantaine, ces conditions de travail ne me convennaient plus ; je me suis alors dit : « c’est maintenant que je dois changer, faire une formation, ce n’est pas dans 10 ans !! »

J’ai réalisé deux formations. Une formation de chocolatier/confiseur au centre de l’Institut National de la Boulangerie Pâtisserie  à Rouen. A l’issue de cette formation accélérée de 4 mois et demi, j’ai obtenu un CAP. Puis une formation de « création, reprise, gestion d’une boulangerie pâtisserie » au centre de l’INBP en complément de la première. Je n’avais aucune compétence en pâtisserie, ni dans le milieu de l’alimentaire. C’est donc en partant de la base que j’ai appris ce nouveau métier.

J’ai trouvé mon emploi actuel deux mois après ma sortie de formation. Aujourd’hui, je suis chocolatier, je travaille dans une entreprise semi-industrielle en Savoie. Nous assurons la production en chocolats pour deux grandes sociétés d’alimentation bio et de commerce équitable en France. Mon objectif final est d’être artisan chocolatier à mon compte. Mais avant ça, il va falloir que je travaille dans plusieurs chocolateries pour acquérir le maximum d’expérience. C’est un métier complexe, exigeant où la créativité n’a aucune limite. Le chocolat est un produit de luxe, il faut donc être sûr de soi avant de s’installer à son compte !

Pour mener ce changement, j’ai donc monté un dossier de demande de financement au Fongecif pour pouvoir bénéficier d’un CIF, ce qui m’a permis de réaliser ce changement d’activité et de travailler enfin dans un métier que j’ai choisi.Je suis parti loin de chez moi et de ma famille pendant 6 mois pour réaliser cette formation. C’est un sacrifice que je ne regrette pas aujourd’hui !

Le Fongecif PACA a été d’une aide très précieuse pour le financement complet de mes formations, il a pris en charge le maintien de mon salaire pendant toute la durée de mes formations. Ce projet n’aurait pas pu se réaliser sans le CIF. La conseillère du Fongecif m’a été d’une grande aide, j’ai pu bénéficier de son soutien.

Mon conseil ? Avoir de la volonté, croire en soi et à ses projets. Ensuite, tout devient possible !